Pour avoir manifesté, distribué des tracts, milité, exprimé leur désaccord, ils se sont vu priver de liberté. Même lorsqu’ils étaient quittes avec la justice française, ces résistants demeuraient prisonniers. Pire : aux premiers attentats commis contre les autorités allemandes, ils allaient servir de réserve d’otages. C’est ainsi que, le 22 octobre 1941, en représailles du meurtre du lieutenant Karl Hotz à Nantes, eut lieu la première exécution massive d’otages, presque simultanément à Châteaubriant, à Nantes et à Suresnes, au Mont-Valérien. Elle en sera suivie de plusieurs autres, malheureusement, durant les quatre années d’Occupation.

Les copains qui sont restés, dans leur baraque en bois, n’ont jamais oublié le courage de ceux qui, le front fier, sont allés braver les fusils nazis. Comment pouvait-on aller jusqu’à fusiller des innocents, dont certains avaient tout juste seize ans ? Le sort de ces malheureux réveilla les consciences jusque dans le monde libre.

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